Ici, nous construisons le socle des trente prochaines années de données météo
Un panneau de chantier, version données. Ce qu’on refait sous le capot d’Infoclimat, où on en est, ce que vous pourrez en faire. Sans que le site bouge d’un pixel.
Pourquoi ce chantier
Le capital d’Infoclimat, c’est sa donnée : trente ans de mesures des réseaux, plus les archives Météo-France rapatriées, dont des relevés d’avant 1789. Tout ça tourne sur une infra montée à la main, année après année, par les bénévoles d’avant nous. Elle a tenu, elle tient encore.
Sauf qu’elle a été pensée pour le site d’il y a quinze ans, pas pour ce que la donnée météo est devenue : un objet qu’on croise, qu’on rejoue, que le machine learning veut avaler. Nos observations sont éclatées dans plus de 20 000 tables, sur deux bases aux logiques différentes, avec quinze ans de règles de fusion enfouies dans le code du site. Ça tourne. Mais croiser deux séries ou rejouer une climato tient de l’orfèvrerie, et beaucoup de ce qu’on voudrait faire reste hors de portée.
Le chantier remet tout ça à plat : un socle unique, documenté, ouvert, durable. Et rien ne bouge côté site.
Le chantier en quatre étapes
Les deux bases historiques
intactesElles font tourner le site comme d’habitude. Le chantier les lit en lecture seule, il n’y écrit jamais.
Le coffre : la copie brute
faitLes deux bases, copiées telles quelles sur un stockage à part. C’est le filet : quoi qu’on casse ensuite, on repart de là. Le comptage donne 7,58 milliards de lignes, zéro écart avec l’original. Pas « presque zéro ». Zéro.
Le fonds commun : une seule vérité
calcul en coursOn traduit chaque mesure des deux bases dans un vocabulaire unique : un dictionnaire de 131 paramètres, unités documentées, construit et validé pendant le chantier. Au bout, une seule table d’environ 35 milliards de mesures, où « la température de Paris-Montsouris le 15 juin 1950 » a une définition et une seule, quelle que soit la base d’origine. Le schéma canonique en détail →
Les produits
à venirDu fonds commun, on dérive les produits : les pages du site (à l’identique, c’est un engagement), la climatologie enfin reproductible, l’open data, les datasets pour la recherche. Un premier run complet a déjà rejoué la climato du site à 99,84–99,98 % selon la grandeur. La recette marche. Ce que vous y trouverez →
Les trois garanties du chantier
- Le site ne change pas. Les bases de production sont en lecture seule pour le chantier ; la bascule des pages, plus tard, se fera à l’identique, page par page, avec vérification chiffrée. Tant que la comparaison n’est pas parfaite, la page reste sur l’ancien système.
- Tout est vérifié par comptage. Chaque copie, chaque traduction est comparée à la source, ligne à ligne. Un écart = arrêt et analyse, jamais de silence.
- Tout est rejouable. La copie brute permet de recalculer le fonds commun à volonté. Les erreurs se corrigent en rejouant, sans jamais retoucher les originaux.
Ce qui va changer pour vous : rien, et cette promesse est outillée. Chaque page du site basculera vers le nouveau socle seulement quand un harnais de test automatique aura vérifié qu’elle affiche exactement la même chose par l’ancien et le nouveau chemin, au chiffre près, pendant plusieurs jours, sur données réelles. Aucune date butoir ne forcera la main : la qualité commande le calendrier.