Le chantier data · Infoclimat

250 ans d’observations météo, un socle pour les 30 prochaines années

250 ans d’observations, prêtes à l’emploi

Trente ans de mesures des réseaux Infoclimat et les archives Météo-France remontant à 1777, consolidées en un fonds unique, documenté, versionné, reproductible. Vous y trouverez des données prêtes à l’emploi, et plusieurs façons de vous y brancher.

≈ 35 milliards de mesures ≈ 28 000 stations depuis 1777

La même mesure, d’un bout à l’autre. Le 15 juin 2025 à 12 h 00 UTC, la station de Paris-Montsouris relève 22,3 °C. Cette mesure (présentée en détail sur la page schéma canonique) va réapparaître dans chaque exemple ci-dessous.

Les datasets prêts à l’emploi

Vous ne voulez pas 35 milliards de lignes. Vous voulez une réponse. Chaque dataset est une dérivation versionnée du fonds commun, avec son contrat (colonnes, unités, garanties) publié avec lui.

obs_hourly_widealpha
« Toutes les variables de Paris-Montsouris, heure par heure, en colonnes » : station, date-heure, température, pluie, vent, pression… sources fusionnées, provenance affichée. Variante au pas de 6 minutes sur les stations du réseau, une densité que personne d’autre n’a. Pour les météorologues, les tableaux de bord, le ML.
climato_journaliereà venir
« Tn, Tx et pluie de chaque jour depuis 1777 — et je peux recalculer. » Chaque valeur porte sa provenance, chaque version est citable : l’étude reste reproductible dans dix ans. Pour les climatologues.
normales & recordsà venir
« Le record de chaleur à Lyon en mars, et l’observation qui le fonde. » Un record n’est plus un chiffre orphelin : il est joint aux mesures qui l’établissent, donc vérifiable. Pour les médias, les pages climato, l’assistant.
exports open dataà venir
« Le CSV de mes stations, comme aujourd’hui — mais versionné. » Compatibles avec les exports actuels, filtre de licence intégré. Continuité garantie pour tous les usagers de l’open data existant.

Choisissez votre prise

La même donnée, quatre façons d’y accéder, selon que vous travaillez en notebook, en script, en SQL ou en langage naturel.

Le fichier — pour l’analyse massive

Téléchargez le Parquet versionné, travaillez chez vous. Aucune API, aucune limite de requêtes, aucune charge sur les serveurs de l’association. Le stockage vous envoie le fichier, c’est tout. L’outil du climatologue et du data scientist.

DuckDB — notre mesure et tout juin 2025
SELECT dh_utc, valeur - 273.15 AS t_celsius
FROM 's3://…/observation/v2026.07/*.parquet'
WHERE station_uid = '83d19237-…'
  AND parametre = 'air_temperature'
  AND dh_utc BETWEEN '2025-06-01' AND '2025-06-30';
-- → 698 mesures, dont la nôtre : 2025-06-15 12:00 · 22,3 °C

L’API REST — pour les applications et l’exploratoire

Des endpoints simples, un token, des réponses JSON documentées. C’est la prise de l’alpha fermée qui ouvre en premier.

HTTP — série d’une station sur une période
curl -H "Authorization: Bearer $TOKEN" \
  "https://api…/v0/stations/07156/series?parametre=air_temperature&du=2025-06-15&au=2025-06-16"

# → { "station": "Paris-Montsouris", "mesures": [ …,
#      { "dh_utc": "2025-06-15T12:00Z", "valeur": 22.3, "unite": "°C" }, … ] }

# Et le direct — la dernière observation, fraîcheur en minutes :
curl -H "Authorization: Bearer $TOKEN" "https://api…/v0/stations/07156/live"

Le SQL direct — pour les partenaires analystes

Une connexion Postgres classique (accès convenu), avec deux profondeurs : l’archive (le data lake répond) et le temps réel (une base alimentée en continu). Vos outils BI et scripts existants fonctionnent tels quels.

psql — compter les températures du fonds
psql -h <hôte-convenu> -d gateway
gateway=> SELECT count(*) FROM observation
gateway-> WHERE parametre = 'air_temperature';

L’assistant — pour poser la question en français

Le fonds est exposé aux assistants IA par un serveur MCP. Le bot Discord de l’association le fait déjà pour la documentation du chantier. Le vocabulaire contrôlé et les dimensions propres sont exactement la couche sémantique qu’il faut pour des réponses vérifiables plutôt qu’hallucinées.

Conversation
Vous : « Quelle température faisait-il à Paris-Montsouris le 15 juin à midi ? »
Bot  : « 22,3 °C (synop, qualité brute) — source : observation v2026.07 »

Et le temps réel ? Chaque prise a deux profondeurs, et vous n’avez pas à choisir. L’historique vient des versions figées de l’archive (citables, reproductibles), le direct vient d’une base temps réel alimentée en continu (dernière observation, dernières heures, fraîcheur en minutes). Même vocabulaire, mêmes règles de fusion des deux côtés.

Ce que ça débloque

L’open data self-service Les milliards d’observations requêtables depuis n’importe quel ordinateur, avec des outils gratuits, sans compte, et sans charge sur l’infrastructure de l’association.
250 ans en une requête Les séries de 1777 et les mesures d’hier soir dans la même table, les mêmes unités : tendances séculaires, records, anomalies deviennent des questions simples.
Un dataset de référence pour la recherche La densité du réseau au pas de 5 minutes n’existe nulle part ailleurs en accès ouvert : une matière première pour la prévision immédiate par IA, avec citations à la clé pour les mesures des bénévoles.
Le contrôle qualité pour tous Croiser chaque station avec ses voisines sur tout l’historique devient un calcul de routine : détecter une sonde qui dérive et le signaler gentiment à son propriétaire.
Des archives vérifiables Chaque version du fonds est datée et conservée. On peut consulter « la base telle qu’elle était le 12 juillet », et les débats de records se tranchent en pointant une version, pas en archéologie.
Un socle qui survit aux outils Formats ouverts de bout en bout, moteurs interchangeables : la donnée d’Infoclimat reste un bien commun techniquement autonome.

Vos données, vos choix : les licences

Les mesures de votre station vous appartiennent. Vous choisissez la licence sous laquelle elles sont partagées, et le nouveau socle applique ce choix partout, automatiquement et daté : vos mesures de 2019 restent sous la licence que vous aviez alors. Pour la politique d’ensemble (quoi ouvrir, sous quelles conditions), le cadre est en cours de décision au conseil d’administration. L’ouverture sera progressive, et rien n’est promis ici qui ne soit pas voté là-bas.

L’alpha fermée cherche ses premiers testeurs. Le premier dataset (séries horaires et 6 minutes en API et fichiers) ouvrira à un petit cercle d’utilisateurs identifiés : météorologues amateurs outillés, chercheurs, développeurs. Envie d’en être ? Manifestez-vous auprès de l’équipe du chantier, sur le topic dédié du forum ou sur le Discord de l’association.